Le Secours Catholique et Développement, SECADEV est l’une des huit associations diocésaines qui ont pour vocation le secours d’urgence et le développement. Il est créé par l’Archidiocèse de N’Djamena en 1982 sur une initiative du Père Pierre FAURE. Il a été enregistré le 02 mars 1983 puis autorisé à fonctionner par décicsion N° 27/INT/SUR du 12 avril 1983 par le ministère de l’intérieur et de la sécurité.
« Le SECADEV comme les BELACD des six diocèses du Sud du Tchad a été créé par la conférence épiscopale du Tchad comme un moyen de promouvoir le développement harmonieux des populations en vue de leur propre prise en charge », a déclaré l’Archevêque de N’Djamena, Mgr Mathias Ngarteri Mayadi.
Les situations qui ont amené l’Eglise à créer SECADEV sont des catastrophes d’origine naturelles (Cheresses, inondation) et humaine (la guerre)que le Tchad a vecues. En 1973 déjà, l’Eglise a été impuissante face à la sécheresse qui a frappé le jeune Etat tchadien à l’instar des pays du sahel. L’Eglise n’avait pas à l’époque trouvé le cadre d’apporter une réponse à cette catastrophe naturelle.
En 1979, une guerre civile éclate à N’Djamena et jette sur le chemin de l’exil les populations civiles. 100 000 familles se sont retrouvées à Kousseri sur le territoire camerounais, chassées de chez elles par la guerre. C’est à cette occasion qu’un groupe de fidèles chrétiens encadrés par le Père Faure vont prendre la décision d’agir pour aténuer la souffrance des victimes. Ce groupe va participer à la délivrance de l’aide aux côtés des organisations internationales. L’apport de ce groupe va se faire plus décisif pendant le retour des exilés à N’Djamena en 1981. Les besoins les plus presssants étaient d’aider au transport et à la réhabilitation des maisons familiales détruites par les affrontements et le pillage. Ce groupe va devenir une organisation qui a deviendra le sécours catholique et Développement(SECADEV).
L’extension de SECADEV
La première intervention de SECADEV en tant qu’organisation de secours a commencé en 1984 suite à la sécheresse qui a frappé le Tchad. 500 000 prsonnes ses sont déplacées en direction des centres urbains notamment N’Djamena. Sans qualification aucune, ces migrants internes sont écartés du marché de l’emploi par conséquence sans revenu. Il fallait des abri, de la nourriture, des soins de santé…
SECADEV fut parmi les premières organisations ayant pris l’initiative de conduire ces victimes sur les terres fertiles du lac Tchad dans la localité de Karal(20 000), au bord du lac fitri à Bokoro (30 000) sur les rives du Chari à Bousso et Ba illy(30 000) et un nombre assez à l’Est.
Tout en leur donnant l’assistance alimentaire, SECADEV les encourageait à reprendre les activités économiques traditionnelles, l’Agriculture à travears la distribution de semences.
En 1987, le SECADEV décide de devenir une organisation de développement en aidant le monde rural à s’organiser de structurer et de se prendre effectivement en charge. Ceci a amené l’organisation à ouvirir neuf délégations à traves l’archidiose.
SECADEV de retour dans l’urgence
Avec la crise du darfour, SECADEV a renoué avec l’urgence guidé par sa mission, celle de répondre aux urgences majeures. Il a accueilli les premiers réfugiés en provenance du Darfour, étant présent à l’Est du Tchad à cette époques-là. L’UHNCR l’a dès lors impliqué dans les opération d’urgence en lui confiant la direction des camps de Farchana, Touloum, Kounoungou puis Milé, mais aussi la responsabilité des secteurs d’urgences clés. En 2010, lagence de l’ONU qui a le mandat de la protection des réfugiés lui a repris la gestion des camps.
Ses activités
De 2004 à nos jours, SECADEV est responsable des secteurs de l’eau et assainissement, la distribution générale des vivres et non vivres (bois mort pour la cuisson des aliments), la réalisation des abris et infrastructures humanitaires, les services sociocommunautaire, l’Agriculture/Elevage et l’environnement. Par le passé il a aussi été responsable de l’éducation dans les camps.
Ses partenaires
L’UHNCR est le premier partenaire de SECADEV car il finance à plus 70% des activités d’urgence dans les camps et les villages environnants. Les partenaires du réseau Caritas internationalis viennent compléter les activités dans les camps et dans les villages tchadiens des départements du Dar Tama et de l’Assoungha.
Après sept années consacrées à l’urgences, SECADEV s’oriente vers le développement.
Deux programmes triennaux sont ainsi mis en œuvre depuis mars 2009 et visent à réduire pauvreté des populations à travers la sécurité alimentaire et la reconstruction du tissus socio écoonomique par l’animation communautaire.
D’autres activités sont mise en œuvre dans les villages grâce des partenariats avec le PNUD, la FAO, l’Union Europeenne et l’unicef.
Actuellement, SECADEV compte trois délégations, Bousso au sud de N’Djamena, Guereda et Adré à l’Est du Tchad. Il compte près de 250 agents jeunes pour la plupart aux compétences variées.
Antoine Adoum GOULGUE, Le Blog du Secadev

Commentaires sur: "Connaître SECADEV" (2)
Le père Pierre Faure est sans aucun doute un vrai compagnon de Jésus pour avoir réalisé tant de choses pour l’humanité en douceur et dans le silence. Il nous a quittés pour rejoindre les cieux de la même manière qu’il a vécu “en douceur et en silence”. Je garde de cet homme un souvenir fort, celui d’un homme qui m’a sauvé d’une mort certaine. Et grâce a lui je peux dire combien Saint Ignace de Loyola est bien le compagnon de par excellence de notre Seigneur Jésus. Le père fondateur des Jésuite a su avec foi et intelligence créer un outil d’une valeur inestimable légué à l’Eglise que sont les exercices. Ou que tu sois père Pierre Faure. Sois Bénis au nom de notre seigneur. Valérie
Merci de réagir à cet article sur le Père Faure,fondateur du SECADEV.
Merci surtout d’avoir eu cette pensée particulière à l’endroit de cet Homme de Dieu qui a oeuvré pour les personnes qui souffrent.
Antoine Adoum Goulgué